#25/26 Édito

« Nos mains chassent parfois quelque chose sur le côté quand nous parlons. C’était une pensée. La surface et la profondeur ne sont pas si éloignées. » (C.Dantzig)
Et une saison chasse une autre, les couleurs de l’automne nous entraînent dans son tourbillon de pensées… la danse appelle à se renouveler, à combattre, à lutter encore.

Avec « Modèle parfait », nous parlons de notre représentation du corps, du regard posé sur les corps en situation de surpoids. Le groupe continue son grand bout de chemin pour les répétitions du spectacle à l’automne dans diverses salles de Grenoble et son agglomération. Une répétition publique aura lieu le 6 novembre à 19H30 à la Clinique Rocheplane de St Martin d’Hères dans le cadre de « Culture et Santé », accompagnée d’une exposition de croquis du dessinateur Christian Deplante.
«Fait-on des gestes en rapport avec son physique ? C’est une question remplie de préjugé que tel physique entraînerait tel geste.»
(C.Dantzig)

Avec « Pièce à vivre », « la torsion du torse est peut-être le geste de la plus grande surprise, assortie de méfiance » (C.Dantzig). Ce spectacle sera joué à l’Ehpad La Providence à Corenc avec le musicien Arash Sarkechik et les montages vidéo de Julien Huraux. Durant ce dernier trimestre 2025, des ateliers de danse se tiendront en souffle continue, tous les jeudis auprès des personnes âgées de l’établissement avec une restitution le 18 décembre. Nous aurons aussi le plaisir de jouer « Pièce à vivre » à « L’écoutille » espace chaleureux au cœur de Grenoble pour 4 représentations en mars 2026, l’occasion pour vous de le voir si ce n’est pas encore fait !

Avec « Les Désaxés », c’est le plaisir de retrouver cette création 2024 si touffue de chants, danses, musiques et arts numériques, où les voix et les corps parlent des autres, du monde et de « Ce doigt sous la page qui rêve de la tourner et qui est impérieusement retenu par l’œil qui veut lire.» (C.Dantzig).

Avec « Nous ne sommes pas des oiseaux », c’est le grand vol sur 4 saisons, l’explosion colorée de 20 représentations sur deux territoires aux reliefs magnifiques, chers à notre cœur de compagnie : La Matheysine et le Trièves. Nous voguerons sur les collines, les places de marché, les lieux de patrimoine, les Fêtes de villages, les Festivals où tout déboule, se croise et s’entremêle…A chaque fois, un atelier vertical pour les petits et les grands, à chaque fois, le spectacle avec Elsa Ferret qui joue de ses envols têtus sur la perche, à chaque fois l’appareil photo de Pascale Cholette qui grave des instants précieux pour une future exposition.

Charles Dantzig dit aussi : « Le geste est un contact avec autrui qui se situe entre la violence et l’art. Quand on quitte la solitude pour entrer dans l’isolement, les gestes peuvent devenir tics. Incontrôlés, ils ont pris le pouvoir. Nous ne sommes plus que les marionnettes de nous-mêmes ».

La saison sera loin de nous transformer en marionnettes, les ateliers de pratiques artistiques sont notre respiration. Ils soulèvent nos paupières puis bras, corps et jambes se mettent à brasser l’air avec bonheur pour faire danser les enfants. Un coup de chapeau aux enseignants qui permettent à ceux-ci de découvrir la danse dans les théâtres.
Et puis, loin de l’isolement, sur une terre ensoleillée qui nous reçoit depuis 15 ans, dans le lieu magique de l’école nationale de cirque Shems’y à Salé au Maroc, les cours, ateliers et accompagnements artistiques se poursuivent pour la saison prochaine, qui donneront lieu à de beaux moments d’émotion et de création.